Gotham pourrait bientôt accueillir une héroïne particulièrement dangereuse pour ses espaces verts, ses industriels et, accessoirement, tous ceux qui auraient la mauvaise idée de se mettre en travers de son chemin.
Une série Poison Ivy est en développement pour HBO et DC. L'information, révélée le 21 octobre 2026 par la presse professionnelle américaine puis confirmée par Variety le 22 octobre, concerne un projet encore à ses premiers stades.
La nouvelle la plus importante porte sur une possible recrue : Lauren LeFranc, créatrice de The Penguin, négocie pour participer à la production.
Le rapprochement paraît logique. En 2024, The Penguin avait démontré qu'une série pouvait raconter les ambitions et les contradictions d'un adversaire de Batman sans placer constamment le justicier au centre du récit.
Pourtant, la présence envisagée de LeFranc ne signifie pas que Poison Ivy deviendra une nouvelle extension de cette même histoire.
Selon les informations de TheWrap et de plusieurs autres publications spécialisées, le projet serait distinct de l'univers cinématographique construit par Matt Reeves autour de Robert Pattinson.
C'est cette différence qui rend l'annonce particulièrement intéressante.
Lauren LeFranc en négociations, mais pas pour écrire la série
Lauren LeFranc a occupé une place centrale dans la création de The Penguin.
Elle en était la showrunneuse, supervisant notamment la direction narrative de cette mini-série consacrée à l'ascension criminelle d'Oswald Cobb.
Le programme reprenait le personnage interprété par Colin Farrell dans The Batman, sorti en 2022, pour développer ses ambitions dans un Gotham marqué par les rivalités entre organisations criminelles.
Cette approche avait permis de raconter une histoire autonome tout en conservant un lien direct avec l'univers du film.
Poison Ivy pourrait bénéficier de l'expérience de LeFranc, mais son rôle serait différent.
TheWrap indique qu'elle est en négociations pour devenir productrice du projet. Elle ne serait pas engagée en qualité de scénariste.
Aucun auteur n'est encore attaché à la future série, et HBO n'a pas annoncé qui en assurerait la fonction de showrunner.
Cette nuance est essentielle.
Une productrice peut participer aux décisions créatives, à la constitution de l'équipe et au développement général d'un programme sans écrire directement ses épisodes.
Présenter Poison Ivy comme une nouvelle série écrite par Lauren LeFranc serait donc inexact.
Sa participation potentielle s'inscrit dans un accord global de deux ans conclu avec HBO, qui permet à la chaîne de développer de nouveaux projets avec elle.
Le rapprochement révèle néanmoins la volonté de HBO de continuer à travailler avec une créatrice associée à l'une de ses importantes réussites DC récentes.
La négociation n'est toutefois pas une confirmation de signature définitive.
Poison Ivy ne devrait pas rejoindre le Gotham de The Batman
La deuxième information majeure concerne l'univers dans lequel la série pourrait se dérouler.
The Penguin appartenait explicitement au monde de The Batman, le film de Matt Reeves avec Robert Pattinson.
Son récit prolongeait les événements du long-métrage et utilisait Gotham comme cadre d'un thriller criminel relativement réaliste.
La nouvelle série Poison Ivy ne devrait pas partager cette continuité, selon les informations rapportées par TheWrap et The Playlist.
Ce choix constitue une différence importante, car les pouvoirs de Pamela Isley sont généralement beaucoup plus fantastiques que ceux des adversaires représentés dans The Batman.
Dans les comics, Poison Ivy peut contrôler la végétation, manipuler certaines personnes à travers des substances chimiques et produire des effets biologiques spectaculaires.
Une adaptation fidèle à cette dimension nécessiterait donc d'accepter une place bien plus grande pour le fantastique.
Ce contraste pourrait expliquer l'intérêt d'un projet séparé de la continuité de Matt Reeves, même si les responsables de DC n'ont pas publiquement détaillé leurs motivations.
Reste une question essentielle : cette série appartiendra-t-elle au DC Universe construit sous la supervision de James Gunn et Peter Safran ?
Aucune confirmation officielle ne permet de l'affirmer pour l'instant.
Le fait qu'elle ne soit pas intégrée à l'univers de The Batman n'implique pas automatiquement qu'elle appartienne au DCU.
DC a déjà développé plusieurs interprétations parallèles de ses personnages, et la place exacte de Poison Ivy devra être précisée à mesure que le projet avancera.
Qui est Poison Ivy, l'une des ennemies les plus fascinantes de Batman ?
Poison Ivy est apparue dans les comics Batman en 1966.
Derrière ce nom se cache généralement Pamela Isley, une scientifique spécialisée dans la botanique dont les capacités sont liées aux plantes, aux toxines et à la manipulation biologique.
Le personnage est longtemps resté associé à son statut d'adversaire de Batman.
Mais il possède une particularité qui le distingue de nombreux criminels de Gotham : ses actions peuvent être motivées par une conception radicale de la protection de la nature.
Suivant les histoires, Ivy considère les activités humaines comme une menace pour les écosystèmes et estime que des mesures extrêmes sont justifiées pour les défendre.
Cette position produit une ambiguïté dramatique intéressante.
La défense de l'environnement peut constituer une motivation compréhensible, alors que les moyens utilisés par le personnage deviennent souvent dangereux pour les autres.
Une série centrée sur Pamela Isley pourrait explorer cette contradiction sans avoir besoin de limiter son rôle à une succession d'affrontements contre Batman.
Cela reste cependant une possibilité narrative.
Aucun synopsis officiel n'a encore été communiqué pour la version HBO, et rien ne permet de confirmer que la série adoptera une approche politique, écologique ou criminelle particulière.
Une héroïne complexe qui dépasse le rôle de femme fatale
La popularité de Poison Ivy ne repose pas uniquement sur ses pouvoirs.
Son évolution dans les bandes dessinées l'a progressivement éloignée de l'image traditionnelle de la séductrice dangereuse.
Les récits les plus récents peuvent présenter Pamela Isley comme une adversaire, une anti-héroïne ou une figure tragique, suivant les circonstances et les auteurs.
Sa relation avec Harley Quinn contribue également à cette transformation.
Initialement associée au Joker, Harley a développé avec Ivy une relation affective devenue importante dans plusieurs versions modernes des personnages.
Cette histoire a notamment été mise en avant dans la série animée Harley Quinn, où Poison Ivy est doublée en version originale par Lake Bell.
Leur dynamique permet de montrer deux personnalités très différentes, capables de s'entraider tout en conservant leurs contradictions.
Pour une adaptation HBO, ce matériau représente une possibilité évidente d'exploration émotionnelle.
Mais aucune annonce ne confirme actuellement la présence de Harley Quinn dans le projet.
Il serait donc prématuré de présenter Poison Ivy comme une série consacrée à leur couple.
La même prudence s'applique à Batman.
La notoriété de Pamela Isley provient de cet univers, mais cela ne signifie pas que Bruce Wayne ou son alter ego apparaîtront nécessairement dans la production.
L'intérêt d'une histoire autonome pourrait justement reposer sur la capacité de l'héroïne à exister sans servir principalement de faire-valoir à d'autres personnages.
Uma Thurman, Gotham, Batwoman : un personnage déjà bien connu des écrans
Poison Ivy n'est pas une inconnue du cinéma et de la télévision.
En 1997, Uma Thurman l'incarnait dans Batman & Robin, réalisé par Joel Schumacher.
Cette version reposait sur une interprétation particulièrement théâtrale du personnage, avec des costumes extravagants et une esthétique très éloignée du réalisme.
Le film demeure l'une des adaptations de Batman les plus discutées de son époque.
À la télévision, Gotham a proposé plusieurs interprétations du personnage d'Ivy Pepper, notamment avec Clare Foley, Maggie Geha et Peyton List.
La série Batwoman a également accueilli une version de Pamela Isley, interprétée par Bridget Regan.
Dans l'animation, Poison Ivy a connu de nombreuses apparitions au fil des productions DC.
La série Harley Quinn lui a offert une place particulièrement importante, grâce à la voix de Lake Bell et à sa relation avec l'héroïne principale.
Malgré ces nombreuses adaptations, Pamela Isley n'a pas encore occupé le centre d'une série en prises de vues réelles construite entièrement autour de son personnage.
Le projet HBO pourrait donc lui donner un espace narratif inédit à cette échelle.
La comparaison avec The Penguin se comprend également dans cette perspective.
Oswald Cobb avait déjà été interprété plusieurs fois au cinéma et à la télévision avant de devenir le personnage principal de sa propre mini-série.
Une adaptation centrée sur Poison Ivy pourrait suivre une logique similaire, tout en explorant un registre différent.
La stratégie DC : raconter les histoires des méchants sans Batman
L'annonce s'inscrit dans un mouvement plus large du catalogue DC.
The Penguin a démontré qu'une histoire centrée sur un adversaire de Batman pouvait retenir l'attention sans nécessiter la présence permanente du super-héros.
La série avait privilégié le drame criminel et les conflits de pouvoir entre personnages.
D'autres projets consacrés à des antagonistes ont depuis été développés, notamment autour de Clayface.
L'intérêt stratégique est évident : DC possède un grand nombre de personnages suffisamment reconnaissables pour porter une production autonome.
Leurs histoires peuvent également permettre de varier les genres.
Un personnage comme le Pingouin se prête à un récit de criminalité organisée. Clayface peut ouvrir des possibilités liées à l'horreur corporelle. Poison Ivy pourrait autoriser une approche mêlant science-fiction, fantastique et drame psychologique.
Ces rapprochements décrivent le potentiel des personnages, et non les genres officiellement retenus pour la future série.
La multiplication de projets en développement ne garantit d'ailleurs pas leur arrivée à l'écran.
Les studios évaluent régulièrement plusieurs propositions avant d'en sélectionner une partie pour la production.
Le cas de Poison Ivy illustre précisément cette situation.
Le projet existe, mais la décision de le transformer en une véritable saison reste à prendre.
Un développement déjà marqué par les réorganisations de Warner Bros.
L'histoire de cette future série ne commence pas avec les articles d'octobre.
Selon les informations reprises par plusieurs médias spécialisés, un projet consacré à Poison Ivy avait déjà été évoqué avant de connaître une période de suspension.
Le développement a été affecté par les réorganisations entourant les activités de Warner Bros. et DC dans le contexte du rapprochement avec Paramount.
La relance des discussions ne signifie pas que toutes les difficultés de production aient été résolues.
Elle indique néanmoins que le personnage demeure suffisamment intéressant pour que de nouvelles négociations aient lieu autour du projet.
L'arrivée potentielle de Lauren LeFranc pourrait faciliter certaines étapes de développement, notamment en apportant une expérience récente des productions télévisées DC.
Mais aucune information vérifiée ne permet d'affirmer que son implication garantit une commande, un budget ou une diffusion.
La prudence est d'autant plus nécessaire que les entreprises concernées n'ont pas encore publié de présentation complète du programme.
HBO n'a pas officiellement dévoilé de distribution, de scénario ou de calendrier de production.
Le projet reste donc au stade d'une préparation industrielle et créative.
Qui pourrait jouer Poison Ivy ?
C'est probablement la question qui va rapidement dominer les discussions entre fans.
Poison Ivy possède une identité visuelle immédiatement reconnaissable : des cheveux roux, une présence associée au végétal et une apparence fréquemment dominée par les couleurs vertes.
Mais le choix d'une interprète ne se résume évidemment pas à reproduire cette silhouette.
Selon l'orientation retenue, le rôle pourrait exiger de jouer une scientifique persuadée de défendre la nature, une criminelle particulièrement dangereuse ou un personnage confronté à ses propres contradictions.
Pour l'instant, aucune actrice n'est officiellement associée à la série.
Les propositions de casting circulant sur les réseaux sociaux relèvent donc des préférences de fans ou de spéculations.
Il en va de même pour le retour éventuel d'une interprète ayant déjà incarné Ivy.
Rien ne permet de confirmer qu'Uma Thurman, Bridget Regan ou une actrice de Gotham participerait au projet.
Le choix de la tête d'affiche dépendra notamment de l'âge et de la personnalité que les scénaristes souhaitent donner à Pamela Isley.
Or l'équipe d'écriture n'a pas encore été constituée publiquement.
Quand sortira la série Poison Ivy sur HBO ?
Aucune date de diffusion n'a été annoncée au 23 octobre 2026.
La série n'a pas encore reçu de commande officielle de production, et aucun tournage n'est confirmé.
Lauren LeFranc reste en négociations pour la produire, sans engagement définitif rendu public dans les informations consultées.
Le programme ne dispose pas non plus de scénariste ou d'interprète principale officiellement annoncé.
Une sortie en 2027 ou 2028 ne pourrait donc être présentée que comme une spéculation à ce stade.
La prochaine étape importante sera la confirmation d'une équipe créative et, surtout, une décision de HBO sur une éventuelle commande de série.
Il faudra également attendre que DC clarifie la continuité dans laquelle évoluera Pamela Isley.
Le projet possède une promesse intéressante : confier à l'une des adversaires les plus ambiguës de Batman sa propre histoire, sans l'obliger à jouer constamment le rôle de menace secondaire.
Reste maintenant à savoir si cette idée prendra réellement racine à HBO.