Il avait le sourire, la vitesse, une confiance apparemment illimitée et cette manière de provoquer ses adversaires avant même d'entrer sur le ring. Muhammad Ali était aussi un jeune homme confronté aux contradictions de l'Amérique des années 1960.

C'est ce deuxième visage que The Greatest veut faire découvrir.

La nouvelle série biographique de Prime Video suit Cassius Clay avant qu'il ne devienne l'une des personnalités les plus célèbres du XXe siècle.

Son interprète, Jaalen Best, fait désormais l'objet des premières critiques américaines, publiées le 30 octobre 2026.

Les premiers retours sont encourageants.

Zaki Hasan, pour TheWrap, se montre particulièrement enthousiaste. Richard Roeper, sur RogerEbert.com, salue également la qualité générale du programme tout en identifiant certaines limites.

Une tendance se dessine dans ces deux analyses : le travail de Jaalen Best apparaît comme l'un des principaux atouts de la série.

Il serait cependant prématuré de transformer ces premiers articles en verdict unanime de l'ensemble de la presse.

Le public pourra découvrir les huit épisodes à partir du mercredi 4 novembre sur Prime Video.

TheWrap voit dans The Greatest l'une des réussites télévisuelles de 2026

La critique publiée par Zaki Hasan le 30 octobre dans TheWrap est particulièrement positive.

Le journaliste place The Greatest parmi les meilleures nouvelles séries dramatiques de l'année.

Son appréciation repose d'abord sur la manière dont Ben Watkins, créateur du programme, aborde la personnalité de Muhammad Ali.

Plutôt que de chercher à raconter l'intégralité de sa vie, la série se concentre sur une période relativement brève, entre 1960 et 1964.

Cette décision permet de suivre les années pendant lesquelles Cassius Clay devient progressivement le champion et l'homme public que le monde connaîtra.

Pour TheWrap, ce choix narratif évite de transformer le parcours d'Ali en succession mécanique de grandes dates historiques.

La série conserve les moments célèbres, mais elle accorde également une place importante aux conflits familiaux et aux interrogations personnelles du jeune boxeur.

Le critique s'intéresse notamment aux relations entre Cassius, ses parents et son frère Rudy.

Ces séquences donnent une dimension plus intime au personnage.

Il n'est pas seulement un athlète extraordinaire destiné à devenir une icône.

Il demeure un jeune homme qui cherche à comprendre sa place dans une société profondément inégalitaire.

La performance de Jaalen Best joue un rôle essentiel dans cette approche.

Jaalen Best impressionne par sa présence et son jeu physique

Interpréter Muhammad Ali ne consiste pas simplement à enfiler un short de boxe et à reproduire quelques mouvements célèbres.

Le champion possédait une identité publique immédiatement reconnaissable.

Il parlait avec assurance, multipliait les provocations et savait transformer les conférences de presse en véritables performances.

Sur le ring, son style semblait parfois défier les conventions de la boxe poids lourds.

Ses déplacements rapides et sa capacité à contrôler la distance faisaient partie de sa personnalité sportive.

Jaalen Best devait donc restituer simultanément la gestuelle, la voix et le tempérament d'Ali.

TheWrap estime qu'il réussit à dépasser la simple imitation.

Le journaliste met en avant sa capacité à représenter un homme très différent selon qu'il se trouve sous les projecteurs ou dans l'intimité.

Richard Roeper partage cette appréciation dans sa critique pour RogerEbert.com.

Il décrit une interprétation charismatique, capable de restituer plusieurs dimensions d'un personnage historique particulièrement complexe.

Le critique insiste également sur les scènes de boxe, dont il apprécie la chorégraphie.

Best a suivi une préparation physique importante pour le rôle.

Dans un portrait publié par Teen Vogue, l'acteur explique avoir consacré de nombreux mois à l'étude des combats et des mouvements du champion.

Son entraînement allait bien au-delà de la recherche d'une ressemblance physique.

Il devait apprendre à rendre crédible l'aisance d'un boxeur possédant une technique singulière.

Les premières critiques suggèrent que ce travail constitue l'une des réussites les plus visibles du programme.

Une série qui commence avec les Jeux olympiques de Rome

The Greatest s'intéresse principalement à quatre années déterminantes.

En 1960, Cassius Clay remporte une médaille d'or aux Jeux olympiques de Rome.

Il n'a alors que 18 ans.

Cette victoire lui ouvre les portes de la boxe professionnelle, mais ne résout pas les contradictions de son existence.

De retour aux États-Unis, le jeune sportif découvre que sa célébrité naissante ne le protège pas des discriminations raciales.

La série utilise cette période pour montrer la distance entre les succès remportés sur le ring et la condition des Afro-Américains dans la société américaine.

Le récit conduit progressivement vers le combat de 1964 contre Sonny Liston.

Clay affronte alors un champion du monde redouté, considéré comme l'un des adversaires les plus dangereux de sa génération.

Cette confrontation représente le point culminant de l'ascension sportive racontée dans la première saison.

Mais la série ne présente pas cette victoire comme le seul élément important de ces années.

Elle suit également les transformations religieuses, familiales et politiques du futur Muhammad Ali.

Cette limitation chronologique est importante.

The Greatest ne raconte pas, dans cette première saison, l'ensemble des controverses et des événements qui marqueront les décennies suivantes.

Les combats contre Joe Frazier ou George Foreman, ainsi que le refus d'Ali de participer à la guerre du Vietnam, appartiennent à d'autres périodes de sa vie.

Il serait donc trompeur de présenter ces huit épisodes comme une biographie complète du champion.

La famille Clay occupe une place centrale

L'un des aspects remarqués par les premiers critiques concerne la famille de Cassius.

Omari Hardwick interprète Cassius Clay Sr., le père du futur champion.

Dana Gourrier joue Odessa Clay, sa mère, tandis que Kai Parham incarne son frère Rudy.

Dans son analyse, Zaki Hasan apprécie particulièrement le traitement des relations familiales.

Le père de Cassius n'est pas présenté comme une figure uniquement admirable ou uniquement négative.

Il éprouve de la fierté devant les réussites de son fils, mais possède également ses frustrations et ses contradictions.

Ces tensions contribuent à donner de l'épaisseur au récit.

La réussite sportive d'un enfant peut bouleverser l'équilibre d'une famille, particulièrement lorsque cette réussite s'accompagne d'une célébrité exceptionnelle.

Le jeune Cassius doit alors négocier son indépendance dans plusieurs domaines.

Il souhaite affirmer son identité de boxeur, mais aussi devenir maître de ses propres choix.

Le parcours de Rudy apporte une autre perspective sur cette évolution.

Le frère de Cassius partage une partie de son environnement et de ses transformations personnelles, sans posséder exactement la même trajectoire publique.

Pour les critiques favorables, ces personnages secondaires empêchent la série de réduire Ali à une succession de victoires sportives.

Ils donnent aussi aux huit épisodes un cadre émotionnel qui ne dépend pas entièrement des combats.

Michael Ealy incarne Malcolm X

The Greatest consacre également une place à l'évolution politique et religieuse du jeune Cassius Clay.

Michael Ealy interprète Malcolm X.

Le militant joue un rôle important dans le parcours personnel du futur Muhammad Ali.

Leur relation s'inscrit dans un contexte où les revendications pour les droits civiques transforment profondément la société américaine.

La série revient notamment sur l'intérêt croissant de Cassius pour la Nation of Islam.

Cette démarche est liée à sa volonté de ne plus laisser les autres définir son identité.

TheWrap souligne la qualité de la prestation d'Ealy.

Son interprétation participe à la dimension politique de la série sans faire disparaître la personnalité du protagoniste.

Cette partie du récit est particulièrement importante pour comprendre le changement de nom du champion.

Cassius Clay devient Muhammad Ali en 1964, après sa victoire contre Sonny Liston et dans le contexte de son engagement religieux.

Le changement ne relève pas d'une simple décision de communication sportive.

Il accompagne une transformation profonde de la manière dont le boxeur se présente au monde.

La série cherche à montrer comment cette affirmation se construit avant même que ses conséquences publiques ne soient pleinement visibles.

Richard Roeper apprécie la série, mais relève quelques lourdeurs

L'accueil favorable de The Greatest ne signifie pas que tous les critiques apprécient chaque aspect de son écriture.

Dans son article pour RogerEbert.com, Richard Roeper se montre positif sur la distribution, la reconstitution historique et les séquences sportives.

Il considère néanmoins que certains messages sociaux sont parfois exprimés de manière trop insistante.

Cette réserve concerne la façon dont la série présente les tensions raciales de l'époque.

Le programme tient à montrer que la célébrité sportive de Cassius Clay ne suffit pas à le protéger des injustices.

Il rappelle régulièrement la ségrégation et les contradictions entre les idéaux américains et les pratiques sociales.

Pour Roeper, certains passages appuient excessivement cette démonstration.

Le journaliste replace cependant cette caractéristique dans le contexte historique du récit.

L'Amérique du début des années 1960 était effectivement traversée par des conflits raciaux majeurs.

Cette critique ne revient donc pas à contester la pertinence du sujet.

Elle porte plutôt sur la manière dont la fiction l'intègre à ses scènes et à ses dialogues.

C'est une différence essentielle pour comprendre son appréciation.

Le jugement général reste favorable, mais il comporte une réserve sur la subtilité de certains passages.

Une série officielle qui ne doit pas être confondue avec un documentaire

Amazon MGM Studios présente The Greatest comme la première série de fiction scénarisée officiellement autorisée consacrée à Muhammad Ali.

La distinction est importante.

Il existe déjà de nombreux films, documentaires, biographies et programmes télévisés sur le champion.

Le long métrage Ali, réalisé par Michael Mann en 2001 avec Will Smith, constitue notamment l'une de ses représentations les plus connues au cinéma.

The Greatest se distingue par sa forme télévisuelle et par la participation officielle des représentants de l'héritage du boxeur.

Lonnie Ali, veuve du champion, participe à la production exécutive.

Le projet a bénéficié d'un accès privilégié à son entourage et à certaines ressources liées à son histoire.

Cette collaboration peut enrichir le travail de reconstitution et les détails personnels.

Elle ne signifie toutefois pas que chaque scène constitue un fait historique directement documenté.

Une série dramatique utilise des dialogues, des situations et des constructions narratives qui peuvent être adaptés pour les besoins de la fiction.

La participation d'une succession ou d'une famille ne garantit pas non plus une neutralité absolue.

Dans son analyse, TheWrap relève justement cette tension entre l'accès privilégié au sujet et la nécessité de représenter ses imperfections.

Le critique estime que la série évite en grande partie de transformer Ali en personnage irréprochable.

Cette appréciation concerne les huit épisodes examinés par le journaliste et ne doit pas être étendue sans nuance à tous les aspects de l'histoire du champion.

Ben Watkins privilégie l'homme derrière le champion

La série est créée et dirigée par Ben Watkins.

Le scénariste et producteur est notamment connu pour Cross, adaptation télévisée de l'univers littéraire d'Alex Cross.

Dans The Greatest, son objectif est différent.

Il ne s'agit pas de construire une enquête criminelle, mais de raconter la formation progressive d'une personnalité historique.

La série s'intéresse donc autant aux conversations familiales et aux expériences quotidiennes qu'aux combats.

Cette approche correspond au positionnement officiellement présenté par Prime Video.

Le service décrit le programme comme une exploration de Muhammad Ali en tant qu'homme, fils, frère et futur père, au-delà des victoires qui l'ont rendu célèbre.

Les huit épisodes se concentrent sur les années où Cassius Clay découvre l'ampleur de son talent et les limites imposées par son environnement.

La question centrale devient alors celle de l'autonomie.

Le jeune homme veut gagner des combats, mais il souhaite également décider lui-même de sa place dans la société.

Ce choix donne à la série une identité plus précise qu'une biographie retraçant chronologiquement toutes les étapes d'une carrière.

Il permet aussi de développer plusieurs personnages secondaires, dont les relations avec Cassius évoluent pendant la période racontée.

Michael B. Jordan figure parmi les producteurs

Michael B. Jordan est associé à The Greatest à travers sa société Outlier Society.

Le comédien possède lui-même une relation importante avec le cinéma de boxe.

Il incarne Adonis Creed dans la franchise Creed, dont il a également réalisé le troisième volet.

Son expérience donne une dimension particulière à son engagement sur une série consacrée à Muhammad Ali.

Il faut toutefois distinguer sa fonction de producteur exécutif de celle d'interprète principal.

Jordan ne joue pas le jeune Cassius Clay.

Ce rôle revient à Jaalen Best.

La production implique également Blue Monday Productions, société de Ben Watkins, ainsi que d'autres partenaires associés à Amazon MGM Studios.

Lonnie Ali intervient pour représenter l'héritage du champion.

L'ensemble forme une équipe dont les contributions concernent aussi bien le développement du scénario que la production et la fidélité aux grandes lignes historiques.

Le travail de reconstitution demeure néanmoins celui d'une fiction dramatique.

Giovanni Ribisi et Amin Joseph incarnent deux figures majeures

La distribution comprend également Giovanni Ribisi dans le rôle d'Angelo Dundee.

L'entraîneur a joué un rôle décisif dans la carrière sportive de Muhammad Ali.

Sa relation avec Cassius Clay permet à la série de développer les aspects techniques et humains de la préparation des combats.

Richard Roeper souligne la qualité de l'interprétation de Ribisi dans sa critique.

Amin Joseph incarne Sonny Liston.

Champion du monde des poids lourds avant son affrontement avec Clay, Liston était considéré comme un boxeur particulièrement intimidant.

Son rôle dépasse celui d'un simple obstacle sportif à franchir dans le dernier épisode.

TheWrap apprécie notamment la manière dont Joseph donne une certaine vulnérabilité à ce personnage.

La série peut ainsi explorer les pressions qui entourent les deux hommes avant leur rencontre.

D'un côté, un jeune prétendant qui construit sa réputation en multipliant les déclarations provocatrices.

De l'autre, un champion installé dont la carrière et l'image publique possèdent leurs propres contradictions.

Cette opposition contribue à donner au combat de 1964 une importance dramatique qui dépasse la seule conquête d'une ceinture.

The Greatest arrive le 4 novembre avec huit épisodes

Prime Video a officiellement annoncé la diffusion de The Greatest pour le mercredi 4 novembre 2026.

Les huit épisodes seront proposés simultanément dans plus de 240 pays et territoires.

La série n'adoptera donc pas une diffusion hebdomadaire pour sa première saison.

Les abonnés pourront suivre l'ensemble du parcours raconté dès le jour du lancement.

Au 31 octobre, les épisodes ne sont pas encore disponibles au grand public.

Les critiques publiées le 30 octobre ont bénéficié d'un accès anticipé.

Cette précision évite de confondre une projection de presse avec une mise en ligne officielle.

Les premiers articles constituent des indications sur la réception critique, mais l'accueil des spectateurs reste encore inconnu.

Aucune performance d'audience, aucun classement de streaming et aucun succès commercial ne peuvent être établis avant le lancement.

Les notes agrégées doivent également être traitées avec prudence tant que le nombre de critiques publiées reste limité.

Un premier accueil prometteur, pas encore un consensus définitif

À quelques jours de sa sortie, The Greatest dispose de plusieurs arguments en sa faveur.

Le sujet possède une notoriété exceptionnelle.

Le créateur Ben Watkins a choisi une période précise plutôt qu'une reconstitution exhaustive de la vie de Muhammad Ali.

La production s'appuie sur une distribution qui réunit de jeunes interprètes et des acteurs déjà expérimentés.

Surtout, Jaalen Best semble avoir convaincu les premiers journalistes ayant découvert les épisodes.

TheWrap se montre très enthousiaste sur la série et sur sa manière d'associer la boxe à une histoire personnelle et politique.

RogerEbert.com partage son appréciation du casting et des combats, avec davantage de réserves sur la façon dont certains messages historiques sont exprimés.

Ces deux réactions favorables n'autorisent cependant pas à déclarer que la série fait déjà l'unanimité.

D'autres critiques peuvent proposer des analyses différentes après sa sortie.

Le public pourra également juger la manière dont la fiction représente le jeune Cassius Clay et les personnes de son entourage.

Pour le moment, la principale révélation semble être Jaalen Best.

À lui revient la tâche de rendre crédible un homme qui proclamait déjà sa grandeur avant de devenir une légende.

Le 4 novembre, les spectateurs découvriront si cette interprétation parvient à transformer une personnalité familière en personnage de télévision réellement vivant.